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Qatar : les ambitions mondiales d’un petit émirat arabe

Moyen-Orient nº 16, octobre-décembre 2012, 10,95 €.

Repères Qatar : Cartographie
Fatiha Dazi-Héni, Le Qatar de l’émir Hamad ou le paradoxe de Janus
Anie Montigny, La société qatarie au regard de l’histoire
Mark Farha, Au-delà de la bulle gazière : la diversification comme destinée
Aurélien Neu, Repères ville : Doha symbole mondial d’un minuscule État
Mehdi Lazar, Education City ou l’ambitieuse politique d’enseignement du Qatar
Djalil Benchabane, La culture : un nouveau chantier d’action
Paul Salem et Huib de Zeeuw, Les grandes ambitions d’un micro-État
Khattar Abou Diab, Les relations franco-qataries à l’épreuve des mutations arabes
Khalifa Chater, Le Qatar et le « printemps arabe » : le cas de la Tunisie

Le magazine trimestriel Moyen-Orient consacre un dossier spécial au Qatar, petit émirat du Golfe qui fait beaucoup parler de lui en France depuis que son dirigeant, l’émir Al-Thani, a racheté le club de football Paris Saint-Germain et fait état de sa volonté d’aider les banlieues françaises en y investissant massivement.

Après avoir présenté le Qatar dans une fiche très complète comportant une carte fouillée et les principaux indicateurs démographiques et économiques, le dossier multiplie les angles d’analyse : diplomatie et économie – sans surprise – mais également éducation et culture – que l’on attendait peut-être moins. Les atouts du petit État, détenteur des troisièmes réserves mondiales de gaz naturel, sont détaillés par des spécialistes, qui retracent la prise de pouvoir de l’émir en 1995 et sa mise en place d’une stratégie payante de diversification des activités et des investissements : en dix ans le PIB a été multiplié par quatre, pour atteindre 184 milliards de dollars en 2011, tandis que la croissance économique flirtait avec les 19 % en 2011.

Mais le dossier met également lumière la position délicate d’équilibriste d’un pays qui s’affiche aux côtés des Occidentaux, États-Unis et France en tête, tout en finançant l’islamisme mondial. L’essor de l’émirat repose par ailleurs entièrement sur le noyau restreint de la famille Al-Thani : l’émir, son épouse cheikha Moza, le prince héritier Tamim, ainsi que l’incontournable Hamad bin Jassim al-Thani, qui cumule les fonctions de chef de gouvernement et ministre des Affaires étrangères. La pérennisation des acquis des dernières années dépend donc pour l’heure de la capacité de la famille régnante à se maintenir au pouvoir. L’ensemble de ces contributions, étayé par des informations précises et des données chiffrées, permet de sortir des fantasmes, positifs ou négatifs, qui circulent autour du Qatar.

Isabelle Safa

Sur le même sujet, voir aussi :

La diplomatie du chéquier

Banlieues à céder ?

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