Champs-contrechamps de la société israélienne

Par Sabine Salhab

isratimDepuis plusieurs années, le cinéma israélien a pris un nouveau tournant et véhicule un discours très différent, voire contraire aux évolutions politiques prônant le plus souvent l’absence d’un dialogue pacificateur. Ce nouveau corpus, aussi bien documentaire que fictionnel, s’attache à déconstruire les mythes fondateurs de la nation israélienne et à véhiculer une parole qui s’individualise. Des œuvres très réflexives proposent ainsi une réécriture fortement démystificatrice de l’histoire de la région mettant au jour ce qui était de l’ordre du non-dit, du « hors champ ». Lire la suite

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Armement – Défense

Le ministre français de la Défense a présenté le Rapport sur les exportations d’armement de la France devant le Parlement, jeudi 22 novembre 2012.

À lire : le numéro spécial des Cahiers de l’Orient nº 105 « Un enjeu occulté : le commerce des armes au Moyen-Orient »

Un enjeu occulté : le commerce des armes au Moyen-Orient

105 (printemps 2012)

Coordonné par Didier Destremau

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Le printemps arabe a bien eu lieu : lorsque 70 % de la population ayant moins de 30 ans descend dans la rue et affronte à mains nues avec succès les forces de l’ordre, on peut considérer que toute la population est dans la contestation. Mais comme toute révolution, à commencer par la nôtre en 1789 ou en 1848, celle-ci est menacée de confiscation ; comme toute révolution, elle est également menacée de récupération. Les islamistes en Tunisie et en Égypte ont demandé à leurs partisans il y a un an de ne pas manifester ; devant le succès de ces jeunes, ils ont tenté de rattraper le mouvement. Et ils ont réussi. Ce qui peut sembler paradoxal c’est que la jeunesse partie à l’assaut de la dictature n’a pas récolté à l’aune des résultats des élections le succès attendu. C’est bien pour cela aussi bien en Tunisie qu’en Égypte qu’ils sont redescendus dans la rue pour dénoncer la bipolarité installée sur le terrain entre des formations islamistes bien organisées et une armée (Égypte) ou des partis politiques de la diaspora (Tunisie). Mais au bout d’un an, peut-on dresser un bilan d’une révolution ? N’est-ce pas présomptueux que de vouloir tirer des conclusions aussi tôt alors qu’une révolution s’étend sur plusieurs années ? La transition n’est point aisée mais elle marche en Tunisie et cela laisse augurer aux prochaines élections une redistribution des cartes d’où, on peut l’espérer, les jeunes ne seront pas absents. »  Voir le sommaire