Wadjda : le premier film tourné en Arabie séoudite

Haifaa Al Mansour et la jeune actrice Waad Mohammed (à gauche) au 69e Festival du Film de Venise (Pascal Le Segretain/Getty Images Europe)
Haifaa Al Mansour et la jeune actrice Waad Mohammed (à gauche)
au dernier Festival de Venise
(Getty Images Europe)

On peut désormais écrire les mots réalisatrice et séoudienne dans la même phrase grâce à Haifaa al Mansour, dont le premier long métrage de fiction intitulé Wadjda sort aujourd’hui sur les écrans français. La réalisatrice y met en scène une petite fille de douze ans, qui rêve de s’acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah – une activité normalement réservée aux garçons. Résolue à financer seule cet achat, elle décide de participer au concours de récitation coranique de son école.  Lire la suite

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Un film de Noël tunisien

Baba Noël de Walid Mattar, jeudi 20 décembre à 22h40 sur Arte.
Baba Noël de Walid Mattar, 20 décembre à 22h40 sur Arte.

Toujours aussi pointue, la programmation d’Arte nous donne un avant-goût des fêtes en diffusant Baba Noël ce jeudi 20 décembre à 22h40. Ce court métrage de fiction est réalisé par Walid Mattar, cinéaste tunisien résidant en France. À travers la figure du Père Noël, symbole d’une culture certes chrétienne, mais surtout consumériste occidentale, littéralement endossée par le personnage principal du film, Mattar aborde avec un humour mordant la situation des sans papiers tunisiens en France, sans pour autant tomber dans le didactisme pontifiant ou la métaphore facile. Nous avons rencontré le réalisateur qui raconte le processus créatif de son œuvre.  Lire la suite

Cinéma : Le Moyen-Orient sous les projecteurs

106 (été 2012) – Acheter

Coordonné par Sabine Salhab

« Du conflit israélo-palestinien au « printemps arabe » en passant par la guerre civile libanaise, le nucléaire iranien ou encore les guerres du Golfe, chaque jour nous apporte son lot d’analyses sur les conflits moyen-orientaux. Cette région aux territoires disputés et aux foyers identitaires multiples fait couler beaucoup d’encre, parfois même jusqu’à la redondance ou la saturation. Cette omniprésence du champ politique occulte le plus souvent d’autres aspects de ces sociétés qui semblent moins pertinents à traiter, moins urgents, moins vitaux. Ce numéro entièrement consacré aux cinémas du Moyen-Orient vient pallier ce manque, en espérant apporter un éclairage original pour mieux comprendre cette zone, les conflits qui l’agitent, les frontières qui la traversent, les fractures qui en divisent les sociétés. […] »  (extrait de l’introduction historique)

Au sommaire :

  • Le rétroviseur, surface d’histoires ordinaires. Anaïs Farine
  • Deux cinéastes iraniens en quête d’une identité perdue… Sussan Chams
  • «Shooting and crying», expériences de guerre dans le cinéma israélien. Fanny Lautissier
  • Valse au pays de l’absence. Laure Fourest
  • Esthétique de la « ligne verte » dans le cinéma libanais de la guerre. civile à nos jours. Sabine Salhab
  • Incendies : tragédie et temps présent. Fanny Lautissier
  • Petite réflexion sur le néo-orientalisme. Wissam Mouawad
A lire également :

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