111 Foi & Culture

CO 111 Foi

n°111 (été 2013)

FOI ET CULTURE, coordonné par

Abdennour Bidar

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109 Révolutions arabes, suite sans fin…

CO 109

n°109 (printemps 2013)

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Merci, Monsieur Morsi ! l’éditorial d’Antoine Sfeir, directeur de la rédaction

© Paul Avoine / Cahiers de l’Orient 2013
© Paul Avoine / Cahiers de l’Orient 2013

Le président égyptien  a réussi à faire passer la nouvelle Constitution, après un référendum qui a réuni moins de la moitié des électeurs égyptiens et qui a récolté 64% des suffrages exprimés. Tel sont les faits. Néanmoins, le chef de l’État égyptien ne sera jamais pharaon : il a divisé le pays en deux, mais il a surtout réussi à unifier une opposition éparse autour d’un slogan ; opposition qui, à défaut d’être laïque, était marquée par la volonté de séculariser la Constitution. Il a également fait connaître à l’intérieur Mohammed el Baradeï, prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et surtout redonné espoir à ceux qui avaient déclenché la révolution en Égypte, ces jeunes de moins de trente ans qui se sont réapproprié la rue en entamant l’acte II de la révolution.
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L’Égypte entame sa longue marche


nº 108, hiver 2012

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108 (hiver 2012)

coordonné par Tewfik Aclimandos et Laure Guirguis

Avoine 108 EgypteÉditorial d’Antoine Sfeir, directeur de la rédaction

On ne peut exiger d’une révolution qu’elle se fasse du jour au lendemain.

L’Égypte est en cela exemplaire : l’arrivée de Mohammad Morsi à la magistrature suprême montre les difficultés rencontrées au sein d’une société à accepter, après trente ans de silence imposé et d’opinions rentrées, l’expression d’un pluralisme naturel du peuple, qu’il s’affiche dans la majorité ou dans l’opposition. Les manifestations se succèdent pour ou contre, les affrontements aussi. Le chef de l’État issu des Frères musulmans évite désormais les bras de fer, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’extérieur. Il prend langue avec Israël, ce qui le met en porte-à-faux avec sa base. L’armée, à défaut de rentrer dans les rangs, a rejoint les casernes. Le tourisme, l’une des mamelles de l’économie égyptienne, reprend lentement mais sûrement ; mais l’économie va encore mal. Les jeunes initiateurs de cette révolution sont toujours vigilants et tentent, parfois avec succès, de se faire entendre, obligeant le chef de l’État à prendre parfois ses distances vis-à-vis de la confrérie. (…) Lire la suite

Rendez-vous à noter

À vos agendas :

Conférences, colloques, séminaires, salons, expositions…

Tous les événements concernant le monde arabo-musulman sont sur notre page AGENDA !

Les soulèvements arabes, entre espoirs et désenchantements

107 (automne 2012)

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Au sommaire :

  • L’éditorial d’Antoine Sfeir
  • Tunisie : après la révolution, le développement social avant tout, entretien avec Habib Ayeb 
  • Les valeurs de la révolution à la recherche d’une politique étrangère d’action, Yasmine Farouk
  • La montée post-révolutionnaire des mouvements islamistes par la voie électorale : les Frères musulmans égyptiens, Leslie Piquemal
  • Quelle place pour la charî‘a dans l’Égypte post-Moubarak ? Nathalie Bernard-Maugiron
  • La transition démocratique du Yémen menacée par de nombreux défis, Benjamin Wiacek
  • La révolution syrienne : morphologie d’une militarisation, Thomas Pierret
  • La politique étrangère de Bachar al-Assad, Marta Tawil
  • Les relations turco-syriennes : de l’idylle à la descente aux enfers, Jean Marcou
  • Al Jazira fait sa révolution, Lina Zakhour
  • Pas de soulèvement en Jordanie : les raisons d’une impasse, Hisham Bustani
  • La politique étrangère jordanienne dans le « printemps arabe », Vincent Legrand
  • L’Algérie, en marge du « printemps arabe » ? Akram Belkaïd
  • Une exception marocaine ? Omar Saghi
  • Et comme toujours, les lectures des Cahiers 

Introduction de Hadjar Aouardji, coordinatrice du numéro

      Même plus d’un an après, revenir sur les soulèvements qui ont traversé le monde arabe depuis décembre 2010 et tenter d’en tirer les enseignements demeure une gageure, d’autant que les événements continuent de se dérouler sous nos yeux. Pour les observateurs des sociétés arabes que nous sommes, il demeure néanmoins important d’identifier les défis à venir, tout en essayant de tirer les leçons des lacunes dont a fait montre la recherche sur le monde arabe. Cette dernière, enfermée dans une grille de lecture « occidentale », semble avoir ? échoué à mettre en évidence les signes précurseurs des transformations auxquelles nous assistons dans cette région du monde. Avec le recul nécessaire à l’analyse, et en gardant à l’esprit les spécificités (ethniques, religieuses, sociales, économiques) de chaque État arabe, les contributeurs à ce numéro reviennent sur les soulèvements récents, les débats qu’ils impliquent dans ces sociétés, ainsi que sur les implications régionales et internationales de ce que certains appellent le « printemps arabe » (…)

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Cinéma : Le Moyen-Orient sous les projecteurs

106 (été 2012) – Acheter

Coordonné par Sabine Salhab

« Du conflit israélo-palestinien au « printemps arabe » en passant par la guerre civile libanaise, le nucléaire iranien ou encore les guerres du Golfe, chaque jour nous apporte son lot d’analyses sur les conflits moyen-orientaux. Cette région aux territoires disputés et aux foyers identitaires multiples fait couler beaucoup d’encre, parfois même jusqu’à la redondance ou la saturation. Cette omniprésence du champ politique occulte le plus souvent d’autres aspects de ces sociétés qui semblent moins pertinents à traiter, moins urgents, moins vitaux. Ce numéro entièrement consacré aux cinémas du Moyen-Orient vient pallier ce manque, en espérant apporter un éclairage original pour mieux comprendre cette zone, les conflits qui l’agitent, les frontières qui la traversent, les fractures qui en divisent les sociétés. […] »  (extrait de l’introduction historique)

Au sommaire :

  • Le rétroviseur, surface d’histoires ordinaires. Anaïs Farine
  • Deux cinéastes iraniens en quête d’une identité perdue… Sussan Chams
  • «Shooting and crying», expériences de guerre dans le cinéma israélien. Fanny Lautissier
  • Valse au pays de l’absence. Laure Fourest
  • Esthétique de la « ligne verte » dans le cinéma libanais de la guerre. civile à nos jours. Sabine Salhab
  • Incendies : tragédie et temps présent. Fanny Lautissier
  • Petite réflexion sur le néo-orientalisme. Wissam Mouawad
A lire également :

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Un enjeu occulté : le commerce des armes au Moyen-Orient

105 (printemps 2012)

Coordonné par Didier Destremau

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Le printemps arabe a bien eu lieu : lorsque 70 % de la population ayant moins de 30 ans descend dans la rue et affronte à mains nues avec succès les forces de l’ordre, on peut considérer que toute la population est dans la contestation. Mais comme toute révolution, à commencer par la nôtre en 1789 ou en 1848, celle-ci est menacée de confiscation ; comme toute révolution, elle est également menacée de récupération. Les islamistes en Tunisie et en Égypte ont demandé à leurs partisans il y a un an de ne pas manifester ; devant le succès de ces jeunes, ils ont tenté de rattraper le mouvement. Et ils ont réussi. Ce qui peut sembler paradoxal c’est que la jeunesse partie à l’assaut de la dictature n’a pas récolté à l’aune des résultats des élections le succès attendu. C’est bien pour cela aussi bien en Tunisie qu’en Égypte qu’ils sont redescendus dans la rue pour dénoncer la bipolarité installée sur le terrain entre des formations islamistes bien organisées et une armée (Égypte) ou des partis politiques de la diaspora (Tunisie). Mais au bout d’un an, peut-on dresser un bilan d’une révolution ? N’est-ce pas présomptueux que de vouloir tirer des conclusions aussi tôt alors qu’une révolution s’étend sur plusieurs années ? La transition n’est point aisée mais elle marche en Tunisie et cela laisse augurer aux prochaines élections une redistribution des cartes d’où, on peut l’espérer, les jeunes ne seront pas absents. »  Voir le sommaire